05/11/2005

Solitudes


Toujours cette impression fausse de solitude
Comme si nous tournions seuls en bocaux
Comme les poissons rouges de lassitude
Le nez vers dehors écrasé sur le carreau

Entourés pourtant nous les sommes
Lui de femmes et elle d'hommes
Mais elle se demande où sont les femmes
Celles avec qui elle nourissait son âme

Alors tout à coup elle descend dessous la table
Comme honteuse se sentant coupable
Se torturant la cervelle à coups de pourquoi ?
Se sentant traquée comme l'animal aux abois

Elle va vers l'autre, lui, le vieux solitaire
Elle sait que d'elle il sera toujours solidaire
Mais il ne sait lui répondre, lui-même perdu
Spirituellement seul dans son bahut

Alors les esseulés se regardent dans leurs bocaux
Silencieux mais en gestes de poissons dans l'eau
Ils s'étreignent de leurs images, de leurs maux
Secrêtement unis bien à l'abri des ragots

Fort semblables ces deux animaux-là
Un homme et une femme, chabadabada
Amis d'abord, frère et soeur presque jumeaux
Lui l'éléphant lourd, elle le grand oiseau

Ensemble ils remuent ciel et terre
Secouent le monde comme en sheeker
Mais le cocktail n'est même pas molotov
Il colle aux dents comme chototoff

Ces deux-là se sentent si seuls
Avec tant de monde pour témoins
En finir maintenant ils ne veulent
Mais pas pour autant rester punis dans leurs coins.

22:09 Écrit par Rutabaga vous invite | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

? Tu vis la vie en poésie....instantanée et... C'est superbe!!! Merci

Écrit par : Goeland | 05/11/2005

bonjour en passent par la ... un style qui parais bien a tou et dont tu tire le meilleur ! j aime beaucoup ce que tu fait...

Écrit par : averly | 05/11/2005

La poésie c'est comme les tubes De couleurs qu'il suffit de presser pour qu'elles sortent
Emplies d'émotions en vagues fortes.

Écrit par : Chevaljak | 06/11/2005

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