06/11/2005

Passagère de la nuit


Mille soleils se reflètent sur le zinc
Quand tu craies ta queue de billard
Et la norme te prend pour une dingue
A jamais dormir quand il fait noir

Parfois je te vois quand tu reviens
De tes rencontres encore émoustillée
Parfois la voix un peu éraillée
Du karaoké de ta vie le lien

Ce matin, comme je n'avais rien entendu
Je ne te croyais pas encore rentrée
Sur ton divan tu étais étendue
Hier la maison tu n'avais pas quitté

La passagère de la nuit, Docteur
Un soir de, sans fièvre, samedi
Pour un bon paquet d'heures
S'est enfin endormie.

08:28 Écrit par Rutabaga vous invite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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